Du sublime

Φύσει γάρ πως ὑπὸ τάληθοῦς ὕψους ἐπαίρεταί τε ἡμῶν ἡ ψυχή…

Du sublime, plus encore qu’un traité de critique littéraire, est une merveilleuse anthologie du sublime dans l’art. Longin (ou plus probablement un anonyme du IIè ou IIIè siècle) y analyse les critères de la grandeur : est élevé, ou sublime, un discours qui ne se contente pas d’user des artifices de la rhétorique, mais qui révèle en écho la grandeur d’âme de son auteur. C’est ici peut-être la première fois que « l’universalité est revendiquée comme critère esthétique » (Jackie Pigeaud) : est sublime ce qui peut tous nous émouvoir, en tous temps et en tous lieux. L’analyse d’un poème de Sappho nous en propose une démonstration…

« Car, par nature en quelque sorte, sous l’effet du véritable sublime, notre âme s’élève, et, atteignant de fiers sommets, s’emplit de joie et d’exaltation, comme si elle avait enfanté elle-même ce qu’elle avait entendu.

Lire la Suite