
Comètes à la crinière couleur de sang, en forme de corne ou de tonneau, à la chevelure argentée, aux reflets de glaive, fatales et terrifiantes, météores flamboyants… Pline l’Ancien, dans ses Histoires naturelles, dresse un fascinant catalogue historico-astronomique de ces corps célestes. Les écrits d’Aristote attribuaient l’origine des comètes à des sécrétions atmosphériques qui s’enflamment occasionnellement. Plus tard, Sénèque a opposé à Aristote le fait que ces comètes ne sont pas affectées par le vent et ne peuvent donc être d’origine atmosphérique : ce sont donc des corps astronomiques. Pline ne tranche pas, mais, toujours rationnel et se gardant des superstitions, note qu’ « ils sont indépendants des causes variées, fruit d’une imagination subtile, auxquelles la plupart les attribuent »….
« XXII. Dans le ciel même, des étoiles naissent soudainement ; il y en a plusieurs espèces. Les Grecs appellent comètes, les Romains étoiles chevelues, des astres qui inspirent la terreur par une crinière couleur de sang, et qui semblent hérissés sur le sommet.